mercredi 28 juin 2017

Qu’avons-nous à leur offrir ?


 Les non diaporés et le complexe de l’extrême.

J’ignore si les habitudes ou fonctionnements sont identiques ou différents ailleurs. Mais nous Africains avons un peu cette fâcheuse tendance du « complexe de l’extrême » par rapport à nos diasporas. C'est-à-dire que l’on veut et on aime bien détester ces personnes qui quelque part, se sont débrouillées (mieux que nous) pour échapper à une réalité parfois un peu lourde, et ce même si leur réalité une fois là-bas est aussi pesante mais d’une autre manière, mais on aime bien les « aimer » aussi, voire les aduler ou les mettre sur un piédestal. Complexe à deux phases extrêmes donc, d’où son nom de complexe de l’extrême (ok, j’ai inventé ce terme qui n’existe dans aucun dictionnaire, mais cela devrait, en tous cas pour certains cas spécifiques). 

En période de crise (socio-économico-politique) surtout, il est facile, presque exutoire, de déverser sur ces « nôtres » partis, un trop plein de frustration, en leur reprochant de n’être restés faire face avec bravoure à la tempête, d’avoir fui leurs responsabilités de citoyens bâtisseurs d’une économie et d’une société locale, en les condamnant très souvent pour leur propos « trop éloignés de la réalité », en leur reprochant surtout de « voir » et de « vouloir se comporter comme les occidentaux ». Des mots lancés trop gratuitement, qui atteignent souvent des cibles démotivées de poursuivre tout discours censé avec ceux-là, restés au pays. Car s’il est vrai que parfois cette diaspora regarde désormais le pays d’un œil binational, ce qui peut prêter à leurs propos des airs de condescendance ou totalement déphasés, la distance les pousse souvent à deux fois plus d’intérêt et de passion pour le sujet local. Désir de mieux certes, mais désintérêt de la vie de leur pays, non. 

L’autre facette de ce complexe de l’extrême est cette admiration un peu démesurée portée à ces personnes déménagées (immigrées) devenues subitement des « non-locaux »… donc des presque-étrangers. Le seul fait que l’un ou l’autre soit désormais sur un autre continent, en fait soudainement un être à part. Moi pas compris…

Start-ups à développer, projets à faire exister, associations en devenir, causes multidimensionnelosectoriellesocioéconomicopolitiques… tout est bon pour demander l’appui de ces personnes si critiquées et parallèlement (bizarrement) si chéries. Coups de pouce, participations, avis, contributions, etc. Les sujets de demande d’appui sont légions autant que les qualifications de l’appui demandé.

En gros le scénario pourrait être : « Tu pars donc je te critique, mais tu es parti donc tu es important ». Complexe ? Non. Malsain.


La diapora et leur indépendance territoriale.

Dans l’histoire d’un couple comme dans l’histoire d’un pays, il y a toujours deux côtés responsables. L’un et l’autre. Dans une relation « solide », en dehors de l’amour ou de l’affection, il y a 1- la confiance, 2- le partage, 3- les encouragements et tirages vers le haut et 4- une certaine stabilité rassurante.

Quand l’un de ces quatre principaux fait défaut, il y a défaillance de la relation, il y a des envies d’ailleurs. Certes personne n’est parfait, et aucun pays ou système ne l’est. L’herbe n’est certainement pas plus verte en Nouvelle Papouasie qu’en Guinée Bissau. Mais il y a bien eu «défaillance » du pays d’origine ou plutôt de son système local pour pousser ainsi ces citoyens à se construire une nouvelle vie et bâtir de nouveaux projets auprès d’un autre système.

Car quel que soit leur attachement à leur pays, à leurs familles, à leurs racines, quelle qu’ait été la raison de leur départ (études prolongées en vie professionnelle, recherches d’opportunités économiques, meilleures conditions et meilleure qualité de vie, soins, etc.), c’est là-bas et non ici qu’ils ont trouvé une réponse à leur(s) besoin(s). C’est encore là-bas et non ici qu’ils ont souhaité s’établir APRES avoir eu la réponse à leurs besoins. C’est donc que c’est là-bas et non ici qu’ils ont choisi de construire et de participer et de se réaliser en tant que « citoyen ».

Et tant pis pour ceux que cela dérange, mais à moins d’avoir quelque chose à leur proposer pour répondre à ces attentes, je ne vois personne autorisé à les critiquer pour leur choix de vie.


Qu’avons-nous à leur offrir ?

Contrairement à Israël qui déploie depuis des années des stratégies de réinsertion pour ses diaspora disséminées de par le monde, et qui par des moyens vertueux et moins vertueux s'évertue à les faire rentrer au pays (certes la finalité culturelle et religieuse est différente), que proposent nos pays pour faire revenir les nôtres ?

Que leur proposons-nous concrètement pour empêcher les « fuites de cerveaux », pour revendiquer la gloire de ces copyrights, victoires sportives ou success stories? Ou étaient les critiqueurs et qu’a proposé le système lorsque ces jeunes en besoin profond de soutien, de conseils, d’orientation ont fini par s’adresser à d’autres pays pour pouvoir assouvir leur passion intellectuelle, littéraire, artistique sportive, etc. ?

Rien. Rien. Rien. Et Rien !

Et si demain ils décidaient de revenir contribuer directement au développement du pays, qu’aurions-nous à leur offrir de mieux qu’alors ? Les mêmes politiciens qui depuis tant ont causé la chute de ces pays d’Afrique et poussé des millions de compatriotes à une autre qualité de vie ailleurs ? Ces mentalités au rabais toujours à quémander, critiquer, envier, jalouser et tirer vers le bas de toutes les manières possibles? Ou un système auquel de toutes façons ils ne s’identifieraient plus ? 

Lequel de nous serait en droit de les critiquer, et à quel titre ? 

Ils sont partis, foutons-leur la paix !

A ceux qui restent par choix ou par défaut, de faire avec et de rendre ce choix le plus fructueux et agréable possible. 


A vous diaporés !

Que vos choix de départ vous aient mené sous la neige ou dans le désert, et quels que soient vos revenus ou le goût de votre deuxième vie, souvenez-vous en dépit de tout, que vous êtes tenus à une redevance nationale, comme est redevable tout enfant à sa mère nourricière.

Et qui sait ? Peut-être un jour, lassés du surplace ambiant, irons-nous vous rejoindre dans ces horizons plus grands mais où le cœur bat au rythme du « progrès » ?  dans ces « not really home », certainement plus beaux mais moins authentiques, et où la vie est peut-être plus frénétique mais moins agréable… mais si là-bas le résultat se mesure effectivement à la hauteur des vrais efforts et non en fonction des relations, des copinages et des fils et filles de... alors cela peut-être vaudra-t-il la peine  quelque part d'essayer ? ©

 C.A.R.

mardi 20 juin 2017

Ces pays gâtés des dieux qui ne se développent pas.

Quand on regarde la richesse et le potentiel de certains pays gâtés des dieux (pas tous heureusement, mais ceux épargnés sont développés par d'autres que les autochtone donc le principe reste à peu près le même)  et la manière dont ils les gèrent, puis les pays oubliés par la chance, on se dit que décidement il y a un bug dans le système. Ensuite, quand on déstructure les contextes, les paramètres et les fonctionnements qui en découlent, on comprend que finalement ce n’est ni une question de chance ni une question de système mais bien une question d’hommes. Un peu comme lorsque l’on analyse les comportements de certaines familles et que l’on découvre plus tard qu’elles sont dues aux comportements des leaders, les parents. Car dans une grande majorité des cas, les parents, leurs valeurs et leur éducation, sont à l’origine de la réussite ou de l’échec permanent des enfants. 

Je pense d’ailleurs que partout, dans toutes les circonstances, c’est bien une question d’Hommes. En entreprises également, peu importe la productivité ou le chiffre d’affaire affiché dans les bilans, l’observation d’une poignée d’employés seulement permet de se faire une idée de la valeur et du comportement des dirigeants. Ce qui est du reste le cas dans toutes les autres circonstances. Car ce ne sont ni les systèmes si les opportunités ni les contextes qui permettent une issue différente d’une autre, mais bien les êtres humains qui dirigent le projet, la compagnie, le programme, la maison, le pays.

J’en parle parce que j’en viens de ces pays gâtés pourris. Mon île est probablement la plus belle, la plus chérie, la mieux placée, la mieux climatisée, la mieux parée et nourrie de la planète en toutes sortes de fruits, légumes, viandes etc. Mais comme tout enfant gâté pourri qui se respecte, elle figure en bonne dernière des pays les plus économiquement pauvres du monde. Injuste ? Au contraire, normal !

Ces pays où il fait bon vivre... mais où vivre est paradoxalement si compliqué.


Bien sûr, les pseudo-intellectuels seront les premiers à critiquer ces assertions qu’ils jugeront simplistes alors que ce n’est que bon sens. J’aurais d’ailleurs justement, quelques mots pour ces pseudo-intellectuels qui ont bâclé à maintes reprises leurs missions d’Hommes protecteurs et de Pères de familles. Ils ont loupé ces rendez-vous avec eux-mêmes, ceux qui rendent une personne assez fière d’elle pour apporter un véritable changement positif autour d’elle. Ils ont déserté la place des héros pour enfiler le costume qui leur sied finalement le mieux : celui d’enfants gâtés pourris devenus des adultes irresponsables économiquement et politiquement inutiles. Oui, inutiles !

Genèse. Au commencement fût…
et la suite est selon la position géographique des pays concernés.
1-    Dans le cas de ces pays devenus aujourd’hui de véritables puissances économiques, la suite   pourrait être : RIEN. Au commencement, il ne fut rien. Enfin, à part un peu de poussière, beaucoup de sable, de roches parsemées ici et là… mais dans l’absolu RIEN. En tous cas rien de motivant ni rien d’envisageable.

Ils sont apparemment mal partis. Mais à la fin de l’analyse, de la journée, du mois, de l’année et de l’ère toute entière, les grandes puissances économiques de ce monde, hé bien c’est quand même eux!
Cela valait le coup que ces personnes fils de personnes, inconnus et loin d’être riches en plus, traversent des océans pour aller bâtir de véritables économies… sur des rochers, du sable. Avec au départ à peine trois francs en poche, leur grande audace et leur valeur de l’Effort.

2-    Pour le cas des pays comme le mien en revanche, la Genèse est plus intéressante, plus touffue, plus riche… plus en chair. Au commencement fut :
a.     la terre,
b.     la mer,
c.      le soleil,
d.     le climat idéal,
e.     les richesses minérales de toutes les sortes possibles (pétrole, or, émeraude, labradorite, saphir, etc.)
f.       richesses halieutiques (de toutes sortes aussi, concombres de mer, crevettes, macarons, langoustes, tortues de mer, etc.),
g.     de vastes étendues de forêts à pertes de vue,
h.     des espèces endémiques végétales et animales qui rempliraient à eux seuls une encyclopédie Hachette la plus volumineuse,
i.        des bois rares,
j.       des fruits toute l’année,
k.     des animaux non féroces,
l.        bref… un vrai paradis et je jure que je n’invente rien,
et puis… des gens !
m.  des habitants si gentils, si souriants, si chaleureux, si conviviaux, si charmants, si bienveillants…  
n.     et derrière ces charmants sourires, des … cerveaux. Du moins dans la théorie, à priori fonctionnels.  

 Analyse socio-culturelo-historico-politique de l’existant. Analyse des fonctionnements de la nature appliqués à l’humanité et à l’économie.
Car d’analyse socio-ethno-politico-bidulo-chouetto-chose, iI n’y en aura pas.
Les chers intellectuels iront exiger des données conceptuelles pour justifier les présents propos. Ils n’en auront pas. Qu’ils se débrouillent avec ceux dont c’est la spécialité de sortir des chiffres, des résultats d’études scientifiques, des données truffées de phrases savantes qui montrent leur degré d’études dans des domaines spécialisés. Je n’en suis pas une moi, d'intellectuelle. Je suis une pragmatique de la plus pure souche et mon analyse se cantonne à remarquer comment des processus sociaux suivent finalement une logique propre aux processus naturels, un certain bon sens, et comment les comportements qui en découlent juchent l’économie d’un pays aux plus hauts sommets ou le coulent sous les profondeurs marines.

Ces pays gâtés des dieux ont eu absolument tout ce qu’ils n’ont jamais demandé. On leur a donné des choses dont ils ne comprennent plus la valeur ou l’importance puisqu’ils n’ont jamais eu à faire d’efforts pour les obtenir. Ils sont passés de l’étape 1 à l’étape 100 sans transition, sans examens, sans exercices, sans rien. Ils sont littéralement nés avec. Ici, la chenille n’est même pas devenue chrysalide, on lui a collé des ailes sur le corps et façonné sa mollesse à la chirurgie esthétique. Normal que le pseudo papillon qu’elle est devenue n’ait jamais ni décollé ni même envisagé d’essayer de décoller.

Absolument tout dans le Processus Naturel de la Vie est Efforts et étapes de transformation; le court-circuit est mortel.

Car tout dans la nature est processus de Succès et de Réussite. Du règne animal au règne végétal, tout est supposé suivre un certain processus de transformation prévu étape par étape, jusqu’à l’aboutissement d’un état. Dans le Processus Naturel de la Vie, il n’EXISTE PAS de court-circuit. Les courts-circuits dans un système naturel, c’est la mort. La graine tirée pour devenir plante n’existe plus, le bébé que l’on soumet aux pressions des adultes meurt, même le soleil et la lune apparaissent et disparaissent par étapes pour éviter des cataclysmes ingérables.

Il n’y a que l’homme pour s’inventer des promotions canapés, des mariages d’intérêt, des copinages vénaux, des tricheries, la corruption, les kidnappings, etc. juste pour éviter de monter les marches une à une.
Donc, dans ces pays ou aucun effort n’a été exigé des habitants, la valeur de l’effort même n’existe pas. Elle fait joli dans les mots de personnes qui veulent paraître « bien », mais concrètement c‘est un concept que la majorité ne comprend pas.

La déstructuration.
Comment cela s’amorce-t-il ?
Le plus simplement du monde. Selon le cycle (très simplifié je l’avoue) suivant :

Effort => satisfaction => fierté => amour propre => respect de soi => respect des autres => respect de son environnement => responsabilité => générosité => dépassement de soi => encore plus d’efforts => encore plus de satisfaction => confiance en soi => estime de soi = > réalisation  de soi => bien-être => Réussite.

De l’effort à la réussite il se passe une infinité d’états qui se suivent, tout un processus de transformation intérieur (autrement plus complexe que cette équation rapide dessinée à des fins d’illustration uniquement). Ce cycle très simplifié ne suit pas forcément toujours le même ordre, certains états se chevauchent, d’autres reviennent, d’autres encore se décomposent en des dizaines de sous-états et il manque par ailleurs, des dizaines d’autres états non-mentionnés dans ce schéma. 
Mais l’essentiel à comprendre est qu’il s’agit d’un engrenage et que chaque état en alimente et en pousse un autre qui en poussera lui-même un autre, et ainsi de suite jusqu’à faire fonctionner et toucher la machine.

Dans les pays bénis des dieux, il manque des maillons. Plusieurs même ! A commencer par le premier. On pourra donc toujours attendre, faire pousser manuellement la machine par des pseudo bailleurs de fonds, par des pseudo systèmes de restructuration, par de pseudo élections, par de pseudo-beaux-discours d’intellectuels-qui-sont-intelligents-parcequ’ils-ont-étudié-longtemps-et-dans-des-pays-développés-s’il-vous-plaît… la machine aura été traînée sur quelques mètres, ce qui donnera aux habitants l’illusion d’un pseudo-développement.

Mais au final…hé bien, elle n’aura pas quitté le garage !

C’est grave Docteur ?
Heureusement non. Enfin si, bien sûr que cela est grave ! Quand on regarde les effets pervers d’un système dysfonctionnant, cela est même dramatique. Mais cela n’est pas grave dans le sens ou cela n’est pas irréversible.
Il faut juste faire reprendre par les millions d ‘habitants le fonctionnement de base qui démarrer avec effort. Car avec effort arrive satisfaction etc. mais surtout avec effort vient la confiance en soi qui déclenche ce qui manquera à jamais dans ces pays, l’AUDACE !

Longtemps je m’étais dit que le manque d’amour propre était à l’origine de cette maladie des pays gâtés-pourris bons derniers économiques du monde. Mais en fait, ce qui génère l’amour-propre, ce sont bien ces efforts que l’on fait et qui nous permettent de ressentir cette fierté et cette satisfaction, elles-mêmes à l’origine du processus de succès !

Un enfant gâté pourri, parce qu’il n’a pas eu l’occasion de se servir de ses ressources internes, finira souvent dans la défaillance mentale et sociale. Cela donne ces adultes inutiles, jaloux de tout et de tout le monde, irresponsables et dangereux, peureux au-delà de la raison et qui, souvent, finissent détestés de leurs pairs et en échec social.

Mais le pire c’est que, comme la nature n’aime pas le vide et le flasque, elle se charge souvent par des moyens assez rudes, de rétablir un certain équilibre en mettant les concernés dans des situations de pression destinées à redresser la barre, auxquelles malheureusement, ils seront rarement en mesure de faire face.

Les processus naturels de redressement de déséquilibres, rarement agréables.


Mais on peut éviter à un enfant gâté pourri de devenir ces adultes méprisables que souvent ils deviennent sans intervention. A chaque parent, psy ou éducateur spécialisé ses méthodes, mais quelles qu’elles soient, elles pousseront l’enfant à faire face à 1- la réalité, 2-  ses responsabilité et 3-à assez d’efforts pour regagner cette confiance en lui qui le transformera en adulte RESPONSABLE. Par responsable ici j’entends non seulement responsable de lui, de ses actes et de ses conséquences, mais également responsables des autres et du changement autour de lui. Un enfant responsabilisé très tôt et éduqué à l’effort, fera un adulte Acteur du changement positif dans le monde.

Appliqué aux pays gâtés de ce monde, le système est le même.
Soit la nature se charge de rétablir l’équilibre nécessaire pour redresser la situation en vue d’une prise de conscience collective… et alors les impacts seront dramatiques.

Soit, cette prise de conscience collective est organisée artificiellement pour permettre aux choses de reprendre leur processus naturel en commençant par les étapes de départ, celle que traversent toutes les espèces vivantes de l’Univers dès leur conception: effort, essais répétitifs, satisfaction qui nourrit l’amour propre, qui nourrit le respect de soi qui nourrit le respect des autres et de son environnement, qui nourrit la responsabilité… qui nourrit à échelle collective, une cohabitation saine et un développement collectif.

A la fin de la journée 
Par effet boule de neige, une petite collectivité x éduquée et accompagnée à suivre et respecter ces étapes propres au processus de réussite, éduquera malgré elle les autres collectivités environnantes et en interaction avec elle.
Car qu’est ce que le développement après tout si ce n’est des dizaines, puis des centaines et des milliers de systèmes de fonctionnement axés sur la construction qui interagissent entre eux jusqu’à devenir un système de fonctionnement dominant à grande échelle ?

Les millions de personnes de ces pays ne changeront pas du jour au lendemain. Tout comme une cité ne se construit pas en une journée mais en des millions de journées, grâce à des millions d’initiatives, de petites constructions et commerces.
La réussite ne devient donc pas collective ou nationale du jour au lendemain. Elle est d’abord individuelle.

Et c’est en cela que des programmes comme Make It Happen! Mada ont toute leur utilité : accompagner des réussites individuelles, collectives, professionnelles, puis forger un d’esprit basé sur l’amour-propre, la confiance et l’estime de soi, et sur la responsabilité, et entièrement axé sur la construction et sur le développement.©

Make It Happen!Mada
Programme d'Accompagnement en motivation interpersonnelle, personnelle, sociale et professionnelle.
Skype: cid-ar




vendredi 16 juin 2017

De l'Art d'Etre Mère ET Seule

Mères Célibataires, ces Héroïnes de la Vie.

Pour commencer, j’avoue avoir la chance de ne pas vivre 10% de ce à quoi font face les Mamans Célibataires, ces véritables Guerrières de la vie. Je ne saurais donc me prévaloir de ce titre de guerrière ou de l’admiration que les vraies Mères Célibataire (avec majuscule hein, s’il vous plaît !) méritent, car autour de moi il y a au moins 7 personnes au quotidien rassemblées dans un joyeux kibboutz ne répondant à aucune norme familiale ou sociale, et sur lesquelles je peux compter (souvent plus que de raison), pour s’occuper des boules incontrôlables d’énergie haut-voltage que sont mes filles.

Une Mère n’éduque pas seulement ses enfants mais le pays.

En revanche, cela ne me rend pas moins sensible à la réalité des Mères Célibataires, qu’il s’agisse de celles qui m’entourent ou de celles que je ne connais pas, car  au fond, ces réalités ont un fond commun : une Héroïne au front, au four, à la ville, à la Vie, à la guerre, à la salle de bain, à l’école ou chez le docteur, et qui contrairement à tous les héros, n’est  jamais ni mise en avant, ni récompensée, ni reconnue comme telle.

Alors qu’une Mère (tout court), peut importe les circonstances, reste à Vie, un des principaux facteurs de développement d’un pays. Surtout dans un pays comme le mien où les hommes sont probablement les plus irresponsables de l’Univers.

Je souhaite faire un petit aparté cependant à ce sujet. S’il est vrai qu’une Mère par définition est une Héroïne (surtout les Mamans seules), il lui revient aussi la grande responsabilité de créer les hommes responsables de demain. A ce titre, ces derniers doivent apprendre à comprendre très tôt que « chacun de leurs actes ont des conséquences ». Que personne n’est sorti du ventre de sa mère pour assumer « leurs » responsabilités ou pour tirer la chasse d’eau après leur passage. Et sauf si eux sont prêts à le faire sans grogner pour d’autres personnes, ils ne sont pas en droit de faire payer les factures de leur vie à d’autres personnes. Cela  ne se fait pas. Mais surtout, cela a des impacts beaucoup plus considérables qu’ils ne le pensent car c’est leur propre vie, avenir, réussite et bien-être qu’ils hypothèquent pour ces moments de refus de la réalité. Et je ne parle évidemment même pas des autres vies qui sont incapacitées par cette utilisation insuffisante de leurs neurones.



C'est ainsi que je vois les Mamans Célibataires. Et ainsi que tous les enfants du monde voient leurs Mamans.

Une Maman c’est un magicien.

Cet aparté mis à part, les Mamans Seules méritent un respect Universel. Elles contribuent (peut –importe leurs activités professionnelles) à construire le monde, à le rendre meilleur. Elles apprennent à faire sourire les leurs alors que leur propre cœur est en souffrance. Elles savent transformer, récupérer, décorer avec les déchets d’existant, pour rendre l’environnement plus accueillant, alors qu’elles mêmes sont en loques.

Elles courent à peu près toute la journée, et après à peu près tout le monde, les enfants, les courses, le repas, leur travail, les transports, factures, les cons… pour permettre à leur progéniture de pouvoir profiter des meilleurs côtés de la vie.

Elles sont nuit et jour entièrement dédiée à la cause de leurs enfants, leurs consacrent tout leur budget existant et virtuel (celui des crédits, des emprunts, des gages), toutes leurs pensées y compris en réunion, en vacances, dans les bras d’un (autre) abruti…

Et surtout, une Maman seule, ça réfléchit pour deux.

C'est-à-dire qu’elle réfléchit en tant que Maman, mais aussi en remplacement de « l’absent ».  

Car de toutes les situations extrêmes auxquelles une Maman Seule fait face, il est deux qu’elle redoute plus que les autres.
Et ce ne sont pas les réveils à l’aurore (pour préparer les repas, les habits, les enfants, ses propres affaires, etc.) après 5 heures de sommeil retardées ou entrecoupées par ces questions existentielles.
Ce ne sont pas non plus les moments de maladie des enfants qu’elle doit assumer en même temps que ses urgences professionnelles, ni les choix difficiles que parfois elle doit faire devant le bien-être et la demande d’attention de ses enfants et une pression professionnelle plus forte.
Ce ne sont pas non plus les sprints olympiques entre la sortie du bureau, les courses, la cuisine, les autres tâches ménagères, les dodos, le reste de travail, tout cela en tentant de savourer les moments malgré tout.

Les deux grands défis des Mamans toutes Seules.

1-   Gestion de l’absence paternelle et de leurs impacts.
En fait, le premier sujet de préoccupation conscient ou inconscient (ce qui est pire) des Mamans toutes Seules, c’est la gestion de l’absence paternelle à court et long terme. Comment faire pour que les enfants ne ressentent pas ou ressentent le moins possible cette absence paternelle. Les Mères entourées de frères, d’oncles, de père, etc. ont la chance d’avoir ces substituts masculins qui rétabliront un certain équilibre pour l’enfant. Mais pour les autres,  elles se battront pendant de longues années pour tenter d’être alternativement la Mère et le père, en plus d’apprendre déjà à être l’amie, l’institutrice, l’assistante sociale, la psychologue, la femme de ménage, la cuisinière, le chauffeur, le banquier, etc.

Ces Mamans s’interrogeront toutes leurs nuits sur ce que deviendront leurs enfants dépaternisés à l’adolescence et à l’âge adulte. Elles seront encore plus angoissées si elles sont Mamans de petites filles, car elles passeront leur vie à espérer que ce déséquilibre ne soit pas comblé auprès de personnes aussi déséquilibrées, car le déséquilibre ne s’adresse généralement qu’à ses pairs.

Elles se rongeront les sangs pour la sécurité de leurs filles, désolées et impuissantes de ne pouvoir, en tant que Mères, leur apporter l’autorité et la sécurité d’une présence paternelle.

2-   Gestion du « les enfants veulent te voir ».
La deuxième phobie des Mamans toutes Seules (je parle ici de celles qui ont été lâchées par l’être inutile et nuisible qu’est le géniteur), c’est la gestion des questions des enfants, la gestion de leurs réactions et éventuellement la gestion des réactions de l’abonné absent lors du moment crucial « les enfants veulent te voir- ou te rencontrer ».

Presque toutes les Mamans Seules que je connais, sont totalement déstabilisées par cette perspective. « Je lui dis, je lui dis pas, je l’appelle ou je lui écris, je supplie ou je le laisse à sa vie… »
A chacune ses principes de vie et ses théories, à chacune surtout, ses ressentis, ses intuitions.

Une Maman c'est aussi un tigresse prête à déchiqueter le premier qui fera du mal à es enfants.

Toutefois, je souhaite expliquer certaines choses, sans toutefois me poser en experte ni en donneur de leçons.

1-   L’irresponsabilité paternelle n’autorise et ne justifie pas votre propre irresponsabilité.
Car si Inutile-Man n’a pas assumé son rôle basique d’être humain en se positionnant ainsi en dessous des animaux (c’est une insulte pour eux, les pauvres), c’est un fait. Mais en tant que Mère, cela ne vous autorise pas à faire pareil. Et il est de votre responsabilité de répondre sincèrement à toutes les questions et à tous les besoins de vos enfants. Si cela inclut de savoir la vérité sur leur père, ou le désir de le voir, vous êtes tenue par votre statut de Maman, à répondre à cette quête légitime.
Les réponses que vous n'apportez pas maintenant, vos enfants passeront leur vie à les chercher que vous y croyez ou non, et parfois ils les chercheront dans leurs propres relations. Souhaitez-vous réellement prendre le risque de voir vos enfants entretenir des relations avec des personnes aussi irresponsables que leurs géniteurs, simplement pour trouver réponses à ces besoins inconscients d'informations?

2-   Etre Super Maman ne vous oblige pas à vous mettre vos enfants et vous en position de demande.
Donc OK pour répondre aux questions des enfants, OK pour organiser une rencontre avec  géniteur-décérébré. Mais s’il ne se passe pas de déclic à ces moments là, si l’étincelle naturelle n’est pas là, ne forcez pas la nature. Elle n’aime pas cela. Elle vous le fera payer dans les relations de vos enfants plus tard. Il est très simple d’expliquer (sans « dire du mal hein, il ne faut jamais dire du mal de l’un des parents » pfff !! n’importe quoi !) aux enfants que « Cela n’a rien à voir avec eux, ils SONT aimables, et tout le monde a envie de les aimer, y compris leur gentil-papa, mais que ce gentil papa a un problème à régler avec lui pour l’instant, et lorsque il ira mieux, il pourra alors leur montrer combien il les aime ».

Respectez-vous,  et respectez vos enfants.  Ne vous imposez-pas (ni à vos enfants) de quémander une attention absente. Aucun être humain sur terre (sauf les Inutile-Men) ne mérite de devoir mendier de l’amour ou de l’attention. Et vos enfants méritent mieux.

3-   Faites les choses le plus naturellement possible.
C'est-à-dire 1, vous avez répondu naturellement aux questions de vos enfants et avez organisez naturellement la rencontre avec le « porteurs des spermes », OK. 2, vous vous respectez et donnez à vos enfants l’occasion de comprendre l’importance du concept de respect de soi, OK.

Maintenant, vos enfants auront (et jusqu’à ce qu’ils décident de s’en défaire de leur propre chef), ce besoin de voir leur géniteur. Et ce, malgré vos explications sur le fait que gentil-papa a besoin de régler ses problèmes avec lui pour l’instant.
Ne vous privez pas. Ne privez pas vos enfants. Si vous savez où se trouve inutile-man, emmenez-y vos enfants et expliquez-lui le plus légèrement et naturellement possible que « les enfants voulaient le voir donc vous les avez emmené. Et que TOUTES les AUTRES fois où les enfants voudront le voir, vous les EMMENEREZ AUSSI où qu’il soit, au bureau, chez lui, avec sa nouvelle copine, devant ses nouveaux enfants, devant ses collègues, ses copains d’église, peut importe mais vous les emmènerez. POINT! ».


4-   And last, ce n'est ni à vous ni à vos enfants de vous organiser mais à lui.
Les mamans ont un peu cette tendance à se substituer (encore) à inutile-man dans ces moments, en anticipant ses réactions, en se demandant si cela ne risque pas de le gêner, de l’embarrasser, etc.
Certaines n'osent même pas même leur parler ou leur envoyer un simple message.
Mesdames, vous êtes de Toutes Puissantes Mamans, que cela lui plaise ou l’embarrasse, le gène ou lui peine, ce n’est pas votre problème! C’est A LUI et à LUI SEUL de rattraper ses erreurs. C’est à lui de s’arranger et de composer avec les désormais régulières quêtes de ses enfants.

Il aurait certes mérité que cela s’organise intelligemment et en discussion, dans le respect de ses disponibilités, s’il avait pris l’initiative de voir ses enfants en premier. Si cela n’a jamais été le cas, s’il a attendu que ce soit vous qui fassiez le pas ou que les enfants en fassent la demande, il a passé sa chance. Vous lui parlez donc dans son langage, le seul qu’il puisse comprendre, celui du fait accompli et de l’obligation de faire  face à ses responsabilités au moins une fois dans sa vie.

Pourquoi feriez-vous payer vos enfants pour lui encore une fois ?


Et puis rappelez-vous: vous êtes des stars, des tigresses et des Reines! Vous êtes les Super Mamans!


Cid




jeudi 15 juin 2017

Crème de Vie.

Etant donné toutes les choses malsaines, difficiles, désagréables et démotivantes auxquelles nous faisons dans notre quotidien, ce blog aurait pu s'appeler Chienne de Vie. E il est vrai qu'il est tentant, facile et presque amusant de trouver des raisons de se plaindre. 
Pour moi par exemple, cela commencerait très tôt dans la journée, d'ailleurs dès le réveil, cette invention stupide créée pour servir une autre invention stupide, les horaires, un système anti productif au possible car il ne suit aucun pic de productivité personnel.
Je pourrais y ajouter leur code vestimentaire du "politiquement correct" , une autre aberration sans nom, tout comme leurs civilités que je juge particulièrement contraignantes, inefficaces et dénuées de sens.  
Et je ne parle même pas des médias avec leur façon très structurée de nous pourrir le cerveau avec leurs programmes anti-neuronaux et leurs nouvelles qui plombe le moral de toute année en 15 mn de diffusion. Ni de la bêtise ambiante, plus pesante selon le degré d'imbécilité de la personne.
Je pourrais déconstruire ainsi chaque moment de ma journée et trouver une ou mille raisons de considérer que ma vie est décidément compliquée, difficile, sans couleurs et sans chaleur.

Mais ce blog s'appelle Crème de Vie parce que justement, tant qu'à vivre avec des paramètres de toutes façons incontournables tant qu'on est dans le système, autant faire en sorte à trouver quelque chose qui nous arrange dans toutes les situations. Un peu comme lorsqu'on finit par chanter une chanson qu'on déteste, uniquement pour la faire passer plus vite. Ou comme quand on s'amuse à détailler les visages et les expressions des participants et et les imaginer dans des contextes burlesques dans les réunions fastidieuses, juste pour rentabiliser le temps.

Pas très fan du sucré mais c'est vrai qu'en images, la crème ça donne envie.
Car dans tous les cas, il y a ces côtés amusants et magiques de la Vie. Si, si, dans TOUS les cas. Et si vous ne trouvez pas c'est que vous n'avez pas assez cherché car la Nature est ainsi faite qu'elle a créé deux dimensions siamoises, le bien et le mal, le Yin et le Yang. Il y a toujours un peu de douceur dans l'amertume et toujours un peu de couleur dans l'obscurité. Mais il est vrai qu'à s'étaler plus volontiers sur ce qu'on veut faire dominer, on se donne finalement bien peu de chance pour savourer la Vie.

Crème de Vie donc, car pour ma part, j'ai choisi de ne considérer que la partie la plus crémeuse, onctueuse, légère, colorée, parfumée, raffinée et délicate de la Vie.
Les réveils matinaux sont certes rendus violents en semaine par la brutalité du réveil, mais se réveiller implique un renouvellement de la vie, un renouvellement de chances et d'opportunités à saisir.
Et peut importe la violence du réveil, ce moment est chassé dans les 5 secondes suivantes par la douceur et le bonheur de voir le visage de ces êtres que l'on aime autour de nous, vivants et en bonne santé.

La vie est Crème car la crème est issue d'un long et fort battage, d'une longue et épuisante mais magique transformation, destinée à apporter beauté, douceur, sourire et bien-être.

C'est ainsi que je souhaite chaque moment de ma vie en Crème.
Au passage, je souhaite saluer mon ami de Vie, Claudinus, qui m'a soufflé l'idée de coucher sur blog les flots impétueux de mes analyses de vie, ce qui me permet d'en étaler un peu partout (de crème) sur mon passage, des coins les plus reculés aux plats les plus plats (pas fait exprès pour le jeu de mots) jusqu'aux bouches les plus exigeantes, pour expliquer à tous ceux qui s'y intéresseront son origine, son processus et son utilité.


Léchouilles crémeuses

Cid.