mardi 20 juin 2017

Ces pays gâtés des dieux qui ne se développent pas.

Quand on regarde la richesse et le potentiel de certains pays gâtés des dieux (pas tous heureusement, mais ceux épargnés sont développés par d'autres que les autochtone donc le principe reste à peu près le même)  et la manière dont ils les gèrent, puis les pays oubliés par la chance, on se dit que décidement il y a un bug dans le système. Ensuite, quand on déstructure les contextes, les paramètres et les fonctionnements qui en découlent, on comprend que finalement ce n’est ni une question de chance ni une question de système mais bien une question d’hommes. Un peu comme lorsque l’on analyse les comportements de certaines familles et que l’on découvre plus tard qu’elles sont dues aux comportements des leaders, les parents. Car dans une grande majorité des cas, les parents, leurs valeurs et leur éducation, sont à l’origine de la réussite ou de l’échec permanent des enfants. 

Je pense d’ailleurs que partout, dans toutes les circonstances, c’est bien une question d’Hommes. En entreprises également, peu importe la productivité ou le chiffre d’affaire affiché dans les bilans, l’observation d’une poignée d’employés seulement permet de se faire une idée de la valeur et du comportement des dirigeants. Ce qui est du reste le cas dans toutes les autres circonstances. Car ce ne sont ni les systèmes si les opportunités ni les contextes qui permettent une issue différente d’une autre, mais bien les êtres humains qui dirigent le projet, la compagnie, le programme, la maison, le pays.

J’en parle parce que j’en viens de ces pays gâtés pourris. Mon île est probablement la plus belle, la plus chérie, la mieux placée, la mieux climatisée, la mieux parée et nourrie de la planète en toutes sortes de fruits, légumes, viandes etc. Mais comme tout enfant gâté pourri qui se respecte, elle figure en bonne dernière des pays les plus économiquement pauvres du monde. Injuste ? Au contraire, normal !

Ces pays où il fait bon vivre... mais où vivre est paradoxalement si compliqué.


Bien sûr, les pseudo-intellectuels seront les premiers à critiquer ces assertions qu’ils jugeront simplistes alors que ce n’est que bon sens. J’aurais d’ailleurs justement, quelques mots pour ces pseudo-intellectuels qui ont bâclé à maintes reprises leurs missions d’Hommes protecteurs et de Pères de familles. Ils ont loupé ces rendez-vous avec eux-mêmes, ceux qui rendent une personne assez fière d’elle pour apporter un véritable changement positif autour d’elle. Ils ont déserté la place des héros pour enfiler le costume qui leur sied finalement le mieux : celui d’enfants gâtés pourris devenus des adultes irresponsables économiquement et politiquement inutiles. Oui, inutiles !

Genèse. Au commencement fût…
et la suite est selon la position géographique des pays concernés.
1-    Dans le cas de ces pays devenus aujourd’hui de véritables puissances économiques, la suite   pourrait être : RIEN. Au commencement, il ne fut rien. Enfin, à part un peu de poussière, beaucoup de sable, de roches parsemées ici et là… mais dans l’absolu RIEN. En tous cas rien de motivant ni rien d’envisageable.

Ils sont apparemment mal partis. Mais à la fin de l’analyse, de la journée, du mois, de l’année et de l’ère toute entière, les grandes puissances économiques de ce monde, hé bien c’est quand même eux!
Cela valait le coup que ces personnes fils de personnes, inconnus et loin d’être riches en plus, traversent des océans pour aller bâtir de véritables économies… sur des rochers, du sable. Avec au départ à peine trois francs en poche, leur grande audace et leur valeur de l’Effort.

2-    Pour le cas des pays comme le mien en revanche, la Genèse est plus intéressante, plus touffue, plus riche… plus en chair. Au commencement fut :
a.     la terre,
b.     la mer,
c.      le soleil,
d.     le climat idéal,
e.     les richesses minérales de toutes les sortes possibles (pétrole, or, émeraude, labradorite, saphir, etc.)
f.       richesses halieutiques (de toutes sortes aussi, concombres de mer, crevettes, macarons, langoustes, tortues de mer, etc.),
g.     de vastes étendues de forêts à pertes de vue,
h.     des espèces endémiques végétales et animales qui rempliraient à eux seuls une encyclopédie Hachette la plus volumineuse,
i.        des bois rares,
j.       des fruits toute l’année,
k.     des animaux non féroces,
l.        bref… un vrai paradis et je jure que je n’invente rien,
et puis… des gens !
m.  des habitants si gentils, si souriants, si chaleureux, si conviviaux, si charmants, si bienveillants…  
n.     et derrière ces charmants sourires, des … cerveaux. Du moins dans la théorie, à priori fonctionnels.  

 Analyse socio-culturelo-historico-politique de l’existant. Analyse des fonctionnements de la nature appliqués à l’humanité et à l’économie.
Car d’analyse socio-ethno-politico-bidulo-chouetto-chose, iI n’y en aura pas.
Les chers intellectuels iront exiger des données conceptuelles pour justifier les présents propos. Ils n’en auront pas. Qu’ils se débrouillent avec ceux dont c’est la spécialité de sortir des chiffres, des résultats d’études scientifiques, des données truffées de phrases savantes qui montrent leur degré d’études dans des domaines spécialisés. Je n’en suis pas une moi, d'intellectuelle. Je suis une pragmatique de la plus pure souche et mon analyse se cantonne à remarquer comment des processus sociaux suivent finalement une logique propre aux processus naturels, un certain bon sens, et comment les comportements qui en découlent juchent l’économie d’un pays aux plus hauts sommets ou le coulent sous les profondeurs marines.

Ces pays gâtés des dieux ont eu absolument tout ce qu’ils n’ont jamais demandé. On leur a donné des choses dont ils ne comprennent plus la valeur ou l’importance puisqu’ils n’ont jamais eu à faire d’efforts pour les obtenir. Ils sont passés de l’étape 1 à l’étape 100 sans transition, sans examens, sans exercices, sans rien. Ils sont littéralement nés avec. Ici, la chenille n’est même pas devenue chrysalide, on lui a collé des ailes sur le corps et façonné sa mollesse à la chirurgie esthétique. Normal que le pseudo papillon qu’elle est devenue n’ait jamais ni décollé ni même envisagé d’essayer de décoller.

Absolument tout dans le Processus Naturel de la Vie est Efforts et étapes de transformation; le court-circuit est mortel.

Car tout dans la nature est processus de Succès et de Réussite. Du règne animal au règne végétal, tout est supposé suivre un certain processus de transformation prévu étape par étape, jusqu’à l’aboutissement d’un état. Dans le Processus Naturel de la Vie, il n’EXISTE PAS de court-circuit. Les courts-circuits dans un système naturel, c’est la mort. La graine tirée pour devenir plante n’existe plus, le bébé que l’on soumet aux pressions des adultes meurt, même le soleil et la lune apparaissent et disparaissent par étapes pour éviter des cataclysmes ingérables.

Il n’y a que l’homme pour s’inventer des promotions canapés, des mariages d’intérêt, des copinages vénaux, des tricheries, la corruption, les kidnappings, etc. juste pour éviter de monter les marches une à une.
Donc, dans ces pays ou aucun effort n’a été exigé des habitants, la valeur de l’effort même n’existe pas. Elle fait joli dans les mots de personnes qui veulent paraître « bien », mais concrètement c‘est un concept que la majorité ne comprend pas.

La déstructuration.
Comment cela s’amorce-t-il ?
Le plus simplement du monde. Selon le cycle (très simplifié je l’avoue) suivant :

Effort => satisfaction => fierté => amour propre => respect de soi => respect des autres => respect de son environnement => responsabilité => générosité => dépassement de soi => encore plus d’efforts => encore plus de satisfaction => confiance en soi => estime de soi = > réalisation  de soi => bien-être => Réussite.

De l’effort à la réussite il se passe une infinité d’états qui se suivent, tout un processus de transformation intérieur (autrement plus complexe que cette équation rapide dessinée à des fins d’illustration uniquement). Ce cycle très simplifié ne suit pas forcément toujours le même ordre, certains états se chevauchent, d’autres reviennent, d’autres encore se décomposent en des dizaines de sous-états et il manque par ailleurs, des dizaines d’autres états non-mentionnés dans ce schéma. 
Mais l’essentiel à comprendre est qu’il s’agit d’un engrenage et que chaque état en alimente et en pousse un autre qui en poussera lui-même un autre, et ainsi de suite jusqu’à faire fonctionner et toucher la machine.

Dans les pays bénis des dieux, il manque des maillons. Plusieurs même ! A commencer par le premier. On pourra donc toujours attendre, faire pousser manuellement la machine par des pseudo bailleurs de fonds, par des pseudo systèmes de restructuration, par de pseudo élections, par de pseudo-beaux-discours d’intellectuels-qui-sont-intelligents-parcequ’ils-ont-étudié-longtemps-et-dans-des-pays-développés-s’il-vous-plaît… la machine aura été traînée sur quelques mètres, ce qui donnera aux habitants l’illusion d’un pseudo-développement.

Mais au final…hé bien, elle n’aura pas quitté le garage !

C’est grave Docteur ?
Heureusement non. Enfin si, bien sûr que cela est grave ! Quand on regarde les effets pervers d’un système dysfonctionnant, cela est même dramatique. Mais cela n’est pas grave dans le sens ou cela n’est pas irréversible.
Il faut juste faire reprendre par les millions d ‘habitants le fonctionnement de base qui démarrer avec effort. Car avec effort arrive satisfaction etc. mais surtout avec effort vient la confiance en soi qui déclenche ce qui manquera à jamais dans ces pays, l’AUDACE !

Longtemps je m’étais dit que le manque d’amour propre était à l’origine de cette maladie des pays gâtés-pourris bons derniers économiques du monde. Mais en fait, ce qui génère l’amour-propre, ce sont bien ces efforts que l’on fait et qui nous permettent de ressentir cette fierté et cette satisfaction, elles-mêmes à l’origine du processus de succès !

Un enfant gâté pourri, parce qu’il n’a pas eu l’occasion de se servir de ses ressources internes, finira souvent dans la défaillance mentale et sociale. Cela donne ces adultes inutiles, jaloux de tout et de tout le monde, irresponsables et dangereux, peureux au-delà de la raison et qui, souvent, finissent détestés de leurs pairs et en échec social.

Mais le pire c’est que, comme la nature n’aime pas le vide et le flasque, elle se charge souvent par des moyens assez rudes, de rétablir un certain équilibre en mettant les concernés dans des situations de pression destinées à redresser la barre, auxquelles malheureusement, ils seront rarement en mesure de faire face.

Les processus naturels de redressement de déséquilibres, rarement agréables.


Mais on peut éviter à un enfant gâté pourri de devenir ces adultes méprisables que souvent ils deviennent sans intervention. A chaque parent, psy ou éducateur spécialisé ses méthodes, mais quelles qu’elles soient, elles pousseront l’enfant à faire face à 1- la réalité, 2-  ses responsabilité et 3-à assez d’efforts pour regagner cette confiance en lui qui le transformera en adulte RESPONSABLE. Par responsable ici j’entends non seulement responsable de lui, de ses actes et de ses conséquences, mais également responsables des autres et du changement autour de lui. Un enfant responsabilisé très tôt et éduqué à l’effort, fera un adulte Acteur du changement positif dans le monde.

Appliqué aux pays gâtés de ce monde, le système est le même.
Soit la nature se charge de rétablir l’équilibre nécessaire pour redresser la situation en vue d’une prise de conscience collective… et alors les impacts seront dramatiques.

Soit, cette prise de conscience collective est organisée artificiellement pour permettre aux choses de reprendre leur processus naturel en commençant par les étapes de départ, celle que traversent toutes les espèces vivantes de l’Univers dès leur conception: effort, essais répétitifs, satisfaction qui nourrit l’amour propre, qui nourrit le respect de soi qui nourrit le respect des autres et de son environnement, qui nourrit la responsabilité… qui nourrit à échelle collective, une cohabitation saine et un développement collectif.

A la fin de la journée 
Par effet boule de neige, une petite collectivité x éduquée et accompagnée à suivre et respecter ces étapes propres au processus de réussite, éduquera malgré elle les autres collectivités environnantes et en interaction avec elle.
Car qu’est ce que le développement après tout si ce n’est des dizaines, puis des centaines et des milliers de systèmes de fonctionnement axés sur la construction qui interagissent entre eux jusqu’à devenir un système de fonctionnement dominant à grande échelle ?

Les millions de personnes de ces pays ne changeront pas du jour au lendemain. Tout comme une cité ne se construit pas en une journée mais en des millions de journées, grâce à des millions d’initiatives, de petites constructions et commerces.
La réussite ne devient donc pas collective ou nationale du jour au lendemain. Elle est d’abord individuelle.

Et c’est en cela que des programmes comme Make It Happen! Mada ont toute leur utilité : accompagner des réussites individuelles, collectives, professionnelles, puis forger un d’esprit basé sur l’amour-propre, la confiance et l’estime de soi, et sur la responsabilité, et entièrement axé sur la construction et sur le développement.©

Make It Happen!Mada
Programme d'Accompagnement en motivation interpersonnelle, personnelle, sociale et professionnelle.
Skype: cid-ar




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